Arsenal en finale —
20 ans après, les Gunners sont de retour !
Bukayo Saka d'une reprise du pied gauche à la 44e minute envoie Arsenal à Budapest. Les Gunners renversent la résistance héroïque des Colchoneros pour décrocher une place historique en finale de l'UEFA Champions League.
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Un Emirates Stadium en état de grâce
Bien avant le coup d'envoi, l'Emirates Stadium vibrait déjà d'une ferveur rare. Les 60 000 supporters d'Arsenal avaient déployé un tifo spectaculaire aux couleurs rouge et blanc, rappelant la saga européenne des Gunners. Le contexte était limpide : tout square à 1-1 après le match aller au Metropolitano — un penalty de Gyökeres répondu par Julián Álvarez — les deux équipes se présentaient dos à dos à ce duel à couteaux tirés.
Pour Mikel Arteta, l'enjeu dépassait le simple résultat sportif. Amener Arsenal en finale de la compétition reine serait un couronnement de plusieurs saisons de reconstruction méticuleuse, et la preuve que le club est de nouveau un acteur majeur du football continental. En face, Diego Simeone espérait reproduire le scénario du match aller : subir en première période et renverser la vapeur après la pause — une marque de fabrique de l'Atlético.
📰Première mi-temps : Arsenal prend l'ascendant
Le coup d'envoi est à peine donné que l'intensité monte en flèche. Dès la 2e minute, Atlético commet une faute sur Bukayo Saka, déjà en vue sur son couloir droit. Koke, en chef de milieu de terrain, hérite d'un carton jaune pour cette infraction — le ton est donné : les Colchoneros sont venus pour guerroyer.
À la 6e minute, rebelote. Antoine Griezmann, pourtant l'un des esprits les plus fins du football mondial, écope à son tour d'un avertissement. Deux fautes, deux coups francs accordés à Arsenal en six minutes seulement — un aveu de nervosité côté madrilène face à la pression des Gunners dans les premières minutes.
À la 8e minute, Julián Álvarez tente la première frappe du match côté Atlético, mais son tir passe largement à côté des cages de David Raya. Réponse d'Arsenal à la 9e : Riccardo Calafiori essaie sa chance depuis l'extérieur de la surface, sans plus de réussite. Aucun des deux tirs n'est cadré — le match se joue d'abord dans les nerfs.
La première mi-temps se déroule dans un bras de fer serré. Arsenal, fort de ses 52% de possession sur l'ensemble du match, impose son rythme sans pour autant trouver la faille. L'Atlético, fidèle à ses principes simeoniestes, défend bas et déclenche des contre-attaques rapides que Gabriel et Saliba repoussent avec autorité.
Et puis vient la 44e minute. Sur un corner à gauche et une reprise chaotique dans la surface, le ballon arrive dans les pieds de Bukayo Saka. L'ailier anglais, à l'intérieur gauche, arme une frappe du pied gauche et propulse le ballon dans les filets de Jan Oblak. Un but de renard — un pied gauche dévié, une réaction instinctive — mais quelle délivrance pour l'Emirates ! C'est 1-0 à la mi-temps, et Arsenal est qualifié si le score ne bouge plus.
« Saka, enfant d'Arsenal, auteur du but le plus important de la décennie pour le club. »
— CNN Sport · 5 Mai 2026Seconde mi-temps : l'Atlético jette ses dernières forces
Simeone opère ses ajustements à la pause et envoie ses hommes sur le pré avec une consigne claire : presser haut et chercher l'égalisation coûte que coûte. L'Atlético entame la seconde période avec beaucoup plus d'intensité. Les Colchoneros multiplient les offensives mais se heurtent à un bloc d'Arsenal solidement organisé par Arteta, visiblement décidé à ne rien lâcher.
Le moment de frayeur le plus intense survient lorsque Giuliano Simeone — fils du coach — réalise un sprint dévorant dans le dos de la défense arsenalaise. Il se retrouve seul face à Raya, mais Gabriel Magalhães effectue un tacle salvateur au dernier moment pour dévier le ballon hors des buts. Un geste défensif qui vaut autant que le but de Saka dans l'histoire de cette soirée.
Simeone père introduit ensuite Álex Baena et Thiago Almada en lieu et place de Julián Álvarez et Antoine Griezmann — deux joueurs offensifs pour tenter de secouer les Gunners. Nahuel Molina et Alexander Sørloth font également leur entrée, remplaçant Le Normand et Giuliano Simeone.
Arsenal ne reste pas passif. Myles Lewis-Skelly, sur une touche, quitte le terrain blessé, remplacé par Martin Zubimendi. Plus tard, Arteta fait sortir Calafiori, Saka et Eze pour faire entrer Ødegaard, Madueke et Hincapié — des choix de gestion destinés à préserver les acquis. Viktor Gyökeres, bien qu'en vue, n'arrive pas à convertir ses opportunités avec la finition attendue, mais il a tenu la défense madrilène sous pression constante.
Les cinq dernières minutes sont électriques. Arteta ne tient plus en place sur son banc. Álex Baena, lancé dans la bataille, voit sa frappe lointaine passer largement au-dessus. L'arbitre Daniel Siebert accorde cinq minutes de temps additionnel, cinq minutes d'éternité pour les supporters d'Arsenal. À la 90+5, le coup de sifflet final retentit. L'Emirates explose.
🔗20 ans d'attente : Arteta réalise l'exploit
La dernière fois qu'Arsenal avait foulé une pelouse de finale de Ligue des Champions, c'était en 2006 à Paris. Cette nuit-là, les Gunners menaient grâce à un but de Jens Lehmann puis avaient tenu à dix contre Barcelone — avant de s'effondrer dans le final sur des buts de Éto'o et Belletti. Vingt ans de purgatoire européen, entrecoupés de sorties prématurées en huitièmes, et maintenant — une finale à Budapest le 30 mai 2026.
Mikel Arteta, lui-même ancien joueur du club (2011-2016), peut savourer l'aboutissement d'un projet de reconstruction entrepris depuis 2019. Arteta devient le troisième manager à rester invaincu lors de ses trois premières confrontations avec Diego Simeone en Champions League, après Carlo Ancelotti et Maurizio Sarri. Cette qualification illustre la montée en puissance d'Arsenal qui, par ailleurs, domine la Premier League 2025/2026.
Pour l'Atlético de Madrid, l'élimination est douloureuse mais digne. Sans jamais abandonner, les hommes de Simeone ont démontré pourquoi ils sont l'une des équipes les plus redoutables d'Europe. Cette campagne voit les Colchoneros quitter la compétition la tête haute, mais la finale à Budapest leur passe entre les doigts pour la troisième fois (après 2014 et 2016).
Arsenal attend son adversaire en finale, qui sera désigné lors du match retour PSG – Bayern Munich le mercredi 6 mai à Munich. Le PSG tient une avance de 5-4 après le match aller à Paris. La finale se jouera au Puskás Aréna de Budapest. Un duel entre club anglais et club parisien ou bavarois qui s'annonce épique.
Chronologie du match
Compositions officielles
Statistiques du match
Réactions post-match
Mikel Arteta, visiblement submergé par l'émotion, s'est exprimé au micro de CBS Sports : « Ce groupe mérite chaque moment de cette nuit. Nous avons travaillé tellement dur. Aller à Budapest, pour le club, pour les supporters — c'est au-delà de tout ce que je peux décrire. »
Bukayo Saka, homme du match incontesté, a déclaré : « Marquer un tel but dans un tel match, dans ce stade, c'est tout simplement irréel. J'ai grandi en Arsenal, c'est mon club. Maintenant on va en finale. »
Diego Simeone, stoïque comme toujours, a rendu hommage aux Gunners : « Arsenal a été meilleur ce soir. Ils méritent leur qualification. Nous avons tout donné, mais le football, parfois, ne récompense pas les efforts. »
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